Le vrai katana

Le vrai katana

Le vrai katana constitue sans doute le plus célèbre des sabres japonais, à tel point qu’on désigne souvent sous ce terme l’ensemble des sabres originaires de ce pays. Il s’agit en tout cas du sabre appelé katana japonais associé à la caste samouraï qui la portait alors en le glissant dans la ceinture, du côté gauche avec son tranchant dirigé vers le haut.

A la fois arme redoutable et instrument d’apparat selon les circonstances, le katana tranchant fait l’objet dans cet article d’une analyse détaillée, allant de son histoire jusqu’à l’intérêt d’en posséder un aujourd’hui.

 

  • Description et fabrication du katana

 

Le katana est un donc un sabre d’origine japonaise. Il se reconnait par sa courbure et par la longueur de sa lame, environ 60cm quoiqu’il puisse se fabriquer suivant une taille légèrement différente selon les époques et selon les circonstances dans lesquelles on le manie.

Il en sera de même de sa poignée qui peut être d’une largeur différente en fonction de la période de l’histoire japonaise à laquelle on se réfère. Cette poignée portera le nom japonais de « tsuka ».

Cette tsuka comprend elle-même une « tsuba » qui n’est autre que la garde qui sert à protéger la main lors du maniement du katana. Cette partie sera encore dotée d’une autre extrémité pouvant servir à porter des coups à l’adversaire et qu’on appellera « kashira ».

Concernant le poids du katana, celui-ci peut aussi varier. Il pèsera alors entre 800 et 1300 grammes.

Parlant maintenant de la fabrication du katana, sa lame sera le plus souvent faite d’acier avec une structure dure à l’extérieur et plus malléable en son cœur. Son mode de fabrication suit un rituel plus ou moins compliqué qui a pour but d’assurer son tranchant et sa résistance contre les chocs.

En plus du tsuba, du kashira et de la tsuka, le katana se compose encore de plusieurs parties baptisées par des termes japonais bien précis, conçues chacune pour une utilité spécifique.

Il en est ainsi par exemple du « habaki » qui désigne l’élément placé à la base de la lame du katana et qui permet de le verrouiller une fois placé dans son fourreau appelé encore « saya » ou encore du terme « mune » pour désigner le dos de la lame du katana…

 

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Katana
  • Histoire du katana

 

La naissance du katana est assez difficile à placer avec exactitude dans le temps. On peut toutefois localiser son ancêtre, un sabre particulier qui appartient au Jokoto, terme qui rassemble les armes blanches japonaises nées avant l’ère Heian, c'est-à-dire avant la période se situant entre l’année 794 à 1185.

Pour être plus précis, le jokoto appelé tachi semble être l’ancêtre du katana. En effet, il s’agit d’un sabre dans le sens où il dispose d’un seul côté tranchant. On le reconnait aussi par la finesse avec laquelle sa lame a été forgée. Comme le katana, cette lame porte elle aussi une courbure.

Les premières techniques utilisées pour la fabrication du katana étaient à l’époque peu élaborées et faisaient du tachi, une arme fragile quoiqu’elle fût déjà perçue à la fois comme une arme redoutable à respecter et un véritable objet d’art.

A défaut de pouvoir fabriquer des katanas élaborés, les fabricants se concentraient alors sur la confection de fourreaux sophistiqués et stylés.

Jusqu’à la fin de l’ère Muromachi, les katanas étaient surtout connus sous le terme « koto ». Ils s’apparentent toujours aux tachis, mais sont dotés cette fois-ci d’une lame plus tranchante et fabriquée avec beaucoup plus de finesse.

Grâce à la mise au point de meilleures techniques de forge, la fabrication de katanas s’institutionnalise avec la création d’écoles célèbres telles que l’école Senjuin, appartenant à la tradition Yamato Den, l’école Awataguchi issue de la tradition Yamashiro ou encore l’école Ishimonji, mise en parallèle avec la tradition Bizen.

L’école Ishimonji sera la plus célèbre de tous, car elle a su mettre au point la meilleure technique de fabrication de katanas.

Si auparavant la courbure donnée au katana était décriée pour la fragilité qu’elle apporte à l’arme, elle fût plus tard favorisée et renforcée pour donner plus de souplesse au katana et ainsi, pour limiter les risques de brisure.

A partir de là, le meilleur katana sera celui qui offre une juste mesure entre un bon tranchant et une bonne souplesse avec un effort pour que ces deux performances soient obtenues à leur maximum.

A la fin de l’ère Muromachi, les grands forgerons laissent la place à de plus petits artisans, moins capables de fabriquer des katanas de qualité. C’est à cette époque qu’est alors apparu l’Uchigatana.

Ce sera entre 1573 et 1603, soit à l’ère Azuchi Momoyama qu’une nouvelle forme de katana va encore apparaitre, il s’agit du shinto. La fabrication de ce nouveau modèle se veut être plus moderne et offre un sabre plus performant étant donné que la période, faste, a permis l’émergence de véritables artisans.

Cette période sera également celle de la naissance d’une technique particulière de combat à l’épée, le kenjutsu, très répandu durant l’ère Momoyama.

Quoiqu’il en soit, les katanas shintos survivront jusqu’à l’ère Edo, correspondant à la période allant de 1603 à 1868.

Cette ère terminée, on passera au katana shin-shinto qui s’inspire de techniques de fabrication oubliées, mais retrouvées dans la documentation ancienne et issues d’un mélange de ces différentes techniques.

Les katanas de cette période disposeront de lames encore plus perfectionnées qui les aideront à perdurer jusqu’au XXe siècle. On notera d’ailleurs que la seconde guerre mondiale a vu de nombreux soldats japonais utiliser le katana comme arme complémentaire à leurs équipements modernes.

 

 

L’art du katana auprès des samouraïs porte le nom de « kenjutsu ». Il s’agit tout simplement des arts martiaux traditionnels japonais qui ont pour vocation principale le maniement du sabre.

Parlant des samouraïs, ces derniers utilisaient le katana dans le cadre de techniques guerrières mises en œuvre à l’époque du Japon féodal. En tant que tel, le kenjutsu appartient alors à ce que l’on appelle les « bujutsu ».

Les écoles anciennes au sein desquelles le kenjutsu se pratique s’appellent quant à elles « koryu ». La discipline était transmise à travers un grand maitre, le « soke » ou à défaut par une personne habilitée par ce grand maitre.

Dans ce cadre, l’utilisation du katana appartient alors aux initiés ayant atteint le plus haut niveau de maitrise. Avant d’en arriver là, le kenjutsu s’apprend préalablement avec ce que l’on appelle un « bokken » ou encore un « shoto ».

Avec le temps et la vulgarisation du combat au sabre, l’art du katana tel qu’il était pratiqué par les samouraïs s’est répandu un peu partout à travers le monde. Les koryu se sont alors multipliés. On en retrouve aujourd’hui une bonne dizaine en France, 3 en Belgique, 2 au Québec s’ils sont une trentaine au Japon.

Le kenjutsu en lui-même a connu de nombreuses variations et a donné naissance au kendo, une version plus moderne de l’utilisation du sabre par les samouraïs. Plus qu’un art martial, il s’agit ici d’un sport de compétition qui permet de mettre le katana à l’honneur.

A ses côtés, on pourrait parler aussi du Iaï-Jutsu, qui consiste à maitriser la dégaine du katana pour trancher d’un seul geste. A cela s’ajoute encore le Iaïdo, qui n’est autre qu’une forme plus évoluée du Iaï-Jutsu et qui vise le développement moral et spirituel du pratiquant avant sa capacité à vaincre l’adversaire.

On peut encore citer le batto do qui se consacre plutôt à l’art de la coupe au moyen d’un katana, le tameshi giri qui initie toujours à la coupe, mais qui se veut être un test de la capacité de celui qui le pratique et enfin, l’aïkido qui constitue sans doute la plus jeune discipline au sein de laquelle le katana trouve aussi sa place.

Par contre, il n’est pas hérité des samouraïs, mais a été créé par Morihei Ueshiba dans les années 30 suite à l’expérience qu’il aura acquise en enseignant dans les koryu.

 

  • L’art de se battre au katana

 

Vous êtes certainement nombreux à avoir rêvé de manier le katana avec la même adresse que ces samouraïs que l’on voit dans les films ou encore dans les mangas japonais.

Il faut dire que les gestes qu’implique cet instrument sont à tous les coups empreints d’élégance et de maitrise à condition de l’adopter et de s’entrainer un minimum, autrement, l’effet ne serait pas au rendez-vous.

Déjà, on sait que se battre au katana implique différentes techniques qui permettent la maitrise du katana, mais qui initient l’amateur de plusieurs façons en fonction de l’école choisie.

On peut tout d’abord parler d’aïkido, à travers lequel le maniement du katana va avoir pour objectif de créer un déséquilibre chez l’adversaire ou encore de manœuvrer sa force contre lui. Le laïdo quant à lui va plus loin que la seule maitrise des techniques consistant à dégainer le katana et à utiliser son tranchant contre l’adversaire.

La tendance des écoles japonaises est aujourd’hui tournée vers l’efficacité plus que les grandes démonstrations. Elle recherche alors les conditions idéales pour exécuter un kata et c’est là tout l’intérêt de la discipline, car ces conditions sont difficiles à trouver lorsqu’il s’agit d’un duel entre deux maitres, deux experts en katana.

Revenant au terme kata, il est tout simplement typique du katana puisqu’il s’agit des coups particuliers à exécuter lorsqu’on s’engage dans un combat au katana. Les katas seront différents suivant chaque école de pratique et permettent aux connaisseurs d’identifier l’origine de certains gestes au bout de quelques minutes seulement de combat.

Le kata s’adapte lui aussi aux circonstances du combat. Loin de constituer un hasard et de se motiver par la volonté des combattants de toucher l’adversaire, il s’agit plutôt de mise en pratique de techniques à harmoniser avec la situation des combattants en tenant compte notamment des facteurs tels que la position de l’adversaire, le nombre d’assaillants, la configuration du terrain de combat…

Le secret de la maitrise du combat au katana se trouve alors dans la répétition. Plus elle est pratiquée, plus les mouvements seront maitrisés lors des combats. L’enchainement des coups doit alors être parfaitement maitrisée et devenir plus important que l’effectivité des coups portés à l’adversaire.

C’est dans cette aisance dans les mouvements que l’on reconnait un expert du combat au katana. Elle se détecte néanmoins facilement ce qui fait que même les amateurs non experts peuvent parfaitement détecter les meilleurs combattants durant les tournois.

 

 

Le katana présente tout d’abord une longueur idéale en termes d’auto-défense. Il n’est ni trop long ni trop court et s’allie une souplesse que d’autres armes ne pourraient pas avoir. On ne peut pas non plus trouver d’arme plus tranchante lorsqu’elle est parfaitement affûtée.

Les blessures infligées par cette arme redoutable peuvent tout simplement être extrêmement graves ce qui en fait une arme blanche hautement dissuasive quelles que soient les circonstances.

Le katana permet aussi de s’initier à l’art du sabre au sein de clubs spécialisés. Il peut devenir une véritable passion et permet à celui qui le maitrise d’aller encore plus loin en rejoignant des compétitions internationales.

Au sein des familles japonaises, le katana peut se transmettre de génération en génération et porte le plus souvent de grands secrets de famille si ce n’est leur histoire la plus héroïque. Instrument noble et érigé en véritable œuvre d’art, le katana peut vite devenir un élément de décoration et un symbole fort qui aura sa place dans votre foyer.

Disposer d’un katana peut aussi être intéressant lorsqu’on aime un tant soit peu la culture japonaise puisqu’il s’agit d’une arme inhérente à la seule tradition japonaise et intimement liée à l’histoire du pays.

Grâce à la lame magnifique du katana et à la beauté de son fourreau, on dispose d’un instrument efficace pour se défendre tout en étant d’un grand esthétisme, ce qui en fait un élément incontournable de votre décoration intérieure. A cela s’ajoute encore son utilisation en arts martiaux et dans les compétitions sportives.

Tout a donc été fait pour mettre le katana parmi les premières dans la liste des armes blanches à avoir. Son élégance et sa praticité en fait une arme sans égal.

S’il fallait lui reprocher un défaut, ce serait qu’il a besoin d’assez d’espace pour se déployer. Le katana ne pourrait donc pas être utilisé en cas d’attaque dans des endroits exigus. Il faudra le compléter avec une arme plus courte comme le wakizashi, une version plus modeste du katana que l’on porte d’ailleurs souvent avec lui dans les combat dits à deux sabres.

 

  • Le bon choix de katana

 

Il existe essentiellement 3 types de katana, le premier étant le katana de décoration qui se présente plus comme un objet de collection qu’une arme au sens propre du terme. Il est le plus souvent non tranchant.

Ce type de katana est très prisé par les fans d’histoire, de films japonais ou encore de mangas et permet d’exprimer cette passion à travers un instrument qui aura sa place dans la décoration intérieure de ces profils.

Ces katanas ne doivent en aucun cas être utilisés comme arme de défense ou d’entrainement, leur conception ne convenant absolument pas à ces utilisations. Autrement, le katana peut vite devenir dangereux pour son utilisateur.

Ensuite vient le katana dit Iaïto qui s’utilise pour s’entrainer et qui de ce fait, n’est pas aiguisé. On l’utilise dans la discipline du Iaïdo qui se concentre plus sur le spirituel et l’artistique que sur le combat en lui-même. Selon le cadre dans lequel on les utilise, ces katanas spéciaux disposeront d’une lame en acier carbone, en alliage d’alu ou encore en acier inoxydable.

Enfin, on a le katana tel qu’il est dans son sens le plus complet du terme, forgé et destiné aux sabreurs les plus aguerris ou encore laissé entre les mains de personnes désireuses de se défendre contre leurs assaillants, en assénant des coups graves, mais sans forcément être mortels.

 

  • Le katana en fer forgé

 

Votre choix de katana forgé doit dépendre de plusieurs critères allant de votre niveau de maitrise du sabre jusqu’à l’utilisation que vous désirez en faire.

Le composant principal du katana à considérer sera alors sa lame, c'est-à-dire, le matériau avec lequel on l’aura fabriqué ou encore la manière dont on l’aura forgé. Vous trouverez alors des lames en acier carbone ou encore en acier inoxydable qui auront été forgées soit de manière homogène, soit en feuilleté ou encore en composite.

Les katanas les plus communs sont ceux qui disposent d’une lame forgée de type Maru, c'est-à-dire, faites d’acier dur. Ils sont les moins chers sur le marché et les mieux indiqués aussi pour les débutants qui s’entrainent encore à la coupe.

Dans cette sous-catégorie, il est important de bien distinguer les sabres de qualité, car si l’on choisit ceux faits en acier trop dur, les casses ne sont pas à exclure en cas de défaut de manipulation.

Ensuite viennent les katanas en acier composite. L’avantage est ici de mettre à profit plusieurs catégories d’acier offrant des caractéristiques impossibles à obtenir sans cet alliage.

Le plus souvent, ces katanas offrent de la dureté à l’extérieur ce qui permet d’obtenir le meilleur tranchant et un acier tendre au cœur de la lame pour pouvoir absorber les coups de manière optimale.

Dureté et souplesse, voilà donc les qualités offertes par les katanas en acier composite. La technique de leur fabrication met en évidence deux types de lames, la lame Soshu Kitae, composée de 7 types d’acier disposant au total de 3 densités différentes et la lame Kobuse, composée de deux types d’acier, le Hagane et le Shingane.

Enfin, on peut aussi parler des katanas forgés en aciers feuilletés dont les lames sont faites en acier de Damas, issu de la superposition de couches d’acier de teneur différente en carbone. L’acier damassé donne un katana qui supporte bien les chocs et qui ne se brisera pas à la première attaque. Le résultat est ici aussi d’un esthétisme plus remarquable.

Enfin, on ne pourrait pas parler du bon choix de katana sans parler du traitement thermique, une technique qui consiste à appliquer sur le tranchant de la lame une couche de mélange fabriqué avec de l’argile réfractaire, du charbon et de la pierre à polir, à chauffer le tout à 800° avant de plonger le katana dans de l’huile ou encore de l’eau.

Il en résultera une lame extrêmement tranchante et d’une souplesse optimale.

 

  • Les autres critères de choix à retenir

 

En plus du type de katana et de la nature de sa lame, il faut encore retenir quelques critères supplémentaires, à savoir, la taille en tenant compte de ce qui met son utilisateur à l’aise, la couleur pour profiter du meilleur design et adopter un katana qui correspond à sa personnalité.

A cela s’ajoute aussi le fait que le katana reste une arme dangereuse et redoutable pour celui qui ne sait pas le manipuler. S’il s’agit de l’offrir en cadeau, le katana se présente comme un présent raffiné. Il faudra toutefois s’assurer que la personne qui le reçoit se rende compte de sa dangerosité et prenne les mesures qui s’imposent pour sa sécurité et pour celle de son entourage.

 

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Le vrai katana japonais

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